Interview réalisée par le Dr Pierre SABOURET
La fibrillation atriale est une maladie fréquente dont l’incidence augmente avec l’âge. À noter également qu’elle est plus fréquente dans les pays occidentaux,…
Les cardiologues la prennent au sérieux. Non traitée, la fibrillation auriculaire (ou atriale), trouble du rythme cardiaque le plus fréquent, présage de problèmes graves. Un fléau
Il s’agit d’arythmies des oreillettes (supra-ventriculaires) au premier rang
desquelles on retrouve la fibrillation atriale (FA) et le flutter atrial.
Il existe d’autres types d’arythmies auriculaires plus complexes, notamment lorsque les oreillettes sont remaniées (valvulopathies, post-chirurgical…).
La fibrillation atriale est l’arythmie la plus fréquente et la plus sévère potentiellement. Un adulte sur 4 en Europe développera de la FA. En 2030, 14 à 17 millions de patients souffriront de fibrillation atriale en Europe avec 120 à 250 000 nouveaux cas diagnostiqués par an. La FA est un facteur de risque indépendant de mortalité (x2 chez la femme et x 1,5 chez l’homme) et 20 à 30% des accidents vasculaires ischémiques (AVC) sont associés à la FA.
Cela est sans compter sur l’altération de qualité de vie, le déclin cognitif et le coût de santé pour la collectivité (sources EHRA 2016).
La prise en charge de cette arythmie repose d’une part sur la décision de mise en route d’un traitement anticoagulant oral au long cours (score de risque embolique CHA₂DS₂-VA) et d’autre part sur la mise en route d’un traitement antiarythmique spécique.
En cas de récidive, chez un patient symptomatique, s’il existe une volonté particulière en première ligne de traitement ou bien si l’arythmie compromet le pronostic hémodynamique, on peut proposer une isolation électrique des veines pulmonaires.
Ce geste interventionnel permet d’éliminer les extrasystoles qui initient l’arythmie. Il peut être associé à des traitements plus extensifs au niveau de l’oreillette gauche et parfois droite selon les cas. « L’ablation de la FA » est réalisée à l’aide d’un système de cartographie 3D non fluoroscopique qui permet une approche précise en fonction de l’anatomie de l’oreillette gauche. La cryoablation est une technique alternative qui utilise la congélation des tissus à l’aide d’un cryoballon et l’électroporation par l’application d’un champ électrique.
Dans tous les cas, l’oreillette gauche (OG) est abordée par un cathétérisme trans-septal sous contrôle échocardiographique transoesophagien. Ces techniques constituent une très nette avancée dans la pris en charge de cette arythmie.
Il correspond à un court-circuit électrique (macro-réentrée) autour de
l’anneau de la valve tricuspide dans l’oreillette droite. La transsection de l’isthme cavo-tricuspidien par cathéter à l’aide d’un courant de radiofréquence est un geste simple et efcace. Certains flutters ont des
circuits plus complexes dans l’oreillette droite ou gauche (flutters incisionnels ou atypiques, foyers…). Ces derniers relèvent d’une approche plus sophistiquée à l’aide de système de cartographie 3D
Quand la cartographie 3D donne la vue au cardiologue. Le témoignage du Dr Franck Halimi rythmologue qui s’en sert pour les prises en charge d’arythmies.
Le docteur Franck Halimi
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